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Ma question porte sur l'hospitalisation d'un nouveau-né d'une mére en sevrage toxicomane. La maman dont je vous parle est sous Méthadone. Ainsi, je souhaiterai savoir si la Méthadone est obligatoirement donnée à une personne qui se droguait avec de la cocaïne? Pourquoi choisit-on de donner de la Méthadone en médicament de sevrage plutôt que du Subutex?
Le Subutex et la Methadone sont deux produits utilisables pendant la grossesse en traitements de substitution de la dépendance aux opiacés.
Le choix de la méthadone par les prescripteurs est lié à un effet plus complet de la méthadone comparée aux effets de l'héroïne.Le Subutex est un produit plus "froid", le risque de reprendre de l'héroïne pour en retrouver les sensations est moindre avec la méthadone.Le risque de mésusage (sniff, injections..) est moindre avec la méthadone de par sa forme galénique.
Le Subutex et la méthadone sont des traitements de substitution aux opiacés (morphine ,héroïne, codeïne...).
La Cocaïne n'est pas un opiacé, la méthadone ou le subutex ne sont pas appropriés au traitement de la dépendance à la cocaïne. Il n'existe pas de traitement spécifique de la dépendance à la cocaïne actuellement.
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Ma fille a une sclérose en plaque et a consommé de l'héroïne. Elle prend actuellement du Seresta*. Peut-elle s'en sortir seule? Existe-t-il de la documentation sur prise de drogues et pathologie lourde?
Bonjour,
Votre fille a besoin d’être accompagnée pendant la période de sevrage à l’héroïne. Elle doit pouvoir s’exprimer sur le sens qu’elle donne à cette consommation : un moyen d’apaiser les souffrances physiques et/ou psychiques ; sur son lien avec le produit ; sur la place du produit dans sa vie.
Elle utilise du Seresta*, un médicament de la famille des benzodiazepines pour apaiser les tensions liées au manque, et le médecin qui lui prescrit le traitement , s’il a l’habitude de le faire, peut remplir ce rôle. Si ce n’est pas le cas, adressez-vous au centre d’addictologie de votre région, ils vous conseillerons sur les psychologues, les éducateurs qui pourront accompagner votre fille en ambulatoire (sans hospitalisation), si l’hospitalisation n’est pas nécessaire.
Je ne connais pas d’étude sur le lien entre consommation de substance psycho-active et sclérose en plaques. Dans certains pays, comme le Canada, les USA, le cannabis peut être prescrit légalement dans la SEP pour ses propriétés antispatiques, mais il n’existe pas d’étude sérieuse démontrant son efficacité. Le cannabis, comme le Seresta* sont des réponses chimiques à ce que ressent de votre fille ( l’une légale, l’autre pas). Elle peut vivre et surmonter ce mal être en se tournant vers d’autres solutions, qui passent principalement par le dialogue et la relation.
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j'ai commencé mon traitement méthadone il y a 1an et demi, je n'ai pas repris d'héroine depuis. moralement tout va bien,j'ai repris une vie normale et je ne veux en aucun cas rechuter. cependant ce traitement est lourd à porter et je me sens décidée à intégrer une équipe médicale afin de me sevrer totalement dans les plus brefs délais car j'aimerais en finir avec ce traitement. pensez-vous que cela soit possible et sous quelles conditions? actuellement je suis à la dose de 30mg/jour en gélule et j'ai commencé à 45mg/jour en flacon. merci de me donner réponse.
le traitement par la méthadone vous a permis de vous séparer de l'héroïne et de reprendre une vie sociale.La dépendance à la méthadone est forte, il faut respecter une diminution progressive des doses afin d'éviter un état de manque psychique ou physique.
Aprés une modifications des doses de méthadone il faut plusieurs jours pour que le taux sanguin soit stabilisé, il faut respecter au moins une semaine entre chaque modification de doses.
La prise d'héroïne permettait peut être de supporter des difficultés ou apportait du plaisir, il est utile d'aborder ces questions afin de mettre fin à votre traitement de substitution.
Dans votre ville ou votre région, il y a probablement des médecins ou des équipes compétents proche de votre domicile pour vous aider à réaliser votre projet de sevrage.
Nous pouvons vous communiquer la liste en fonction de votre lieu de résidence.
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Quelle quantité de cannabis peut on avoir sur soi, pour sa consommation personnelle, sans avoir d’ennuis avec la police ?
Le cannabis est une plante dont la culture, la vente et la consommation sont interdits en France. Le fait d’être en possession de cannabis, conduit à une arrestation et à une présentation au tribunal
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Qu’est ce qu’une drogue ?
Une drogue est un produit ou un comportement, dont on ne peut se passer pendant une période plus ou moins longue, qui procure du plaisir, qui permet de se soustraire des angoisses dont on a pas forcément conscience, qui nous fait croire que l’on va mieux ou moins mal en l’utilisant. Elle demande d’être utilisée en quantité croissante pour retrouver l’effet obtenu lors de la première utilisation.
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Quelle est la différence entre une drogue dure et une drogue douce ?
Il n’y a pas de classification générale possible.
Sur le plan de la loi, en France il n’y a pas de drogues dures ou de drogues douces, mais des drogues légales ou illégales : le tabac, l’alcool, sont des produits qui peuvent être utilisés légalement et conduire à des dépendances, pourtant la dépendance au tabac est bien difficile à vaincre.
Des produits comme le LSD ou l’extasie n’entraînent pas de dépendance physique, elles infligent au cerveau des modifications de fonctionnement très importantes, elles sont des drogues dures pour le cerveau.
Des comportements alimentaires, comme la recherche d’un poids toujours plus bas peuvent conduire à se mettre en danger, jusqu’à en mourir.
Il n’y a pas de drogues dures ou de drogues douces, il y a des produits ou des comportements que l’on sait maîtriser et d’autres dont on devient dépendant et qui s’imposent à nous.
Essayons de garder la maîtrise de nos comportements
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Comment peut on reconnaître une personne droguée ?
Chaque produit a ses particularités : celui qui a trop bu ne marche pas droit et dit des bêtises, celui qui a fumé un pétard rigole et a parfois les yeux rouges ( celui qui a une conjonctivite a aussi les yeux rouges), celui qui a pris de l’héroïne est un peu endormi (celui qui est fatigué aussi), celui qui a pris de la cocaïne se sent très fort et sûr de lui ( des gens qui vont refaire le monde, nous en connaissons tous)
Il n’y a pas de clignotants qui indiquent que l’un ou l’autre a pris de la drogue, ce sont les changements de comportements, le désintérêt pour ce qui faisait la vie peu de temps auparavant, l’isolement, les troubles de l’humeur.. qui seront des signes de souffrance et inviter l’entourage à poser des questions sur les solutions qui ont pu être apportées à ce mal être.
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A partir de quel age les jeunes prennent-ils de la drogue ?
L’enfant se construit en cherchant à correspondre à ce que ses parents attendent de lui, puis vient la période de l’adolescence ou l’ex enfant désire faire ses propres expériences, c’est à ce moment qu’il va rencontrer la possibilité d’essayer des produits. Il fera ou non cette expérience, s’il la fait, la consommation de ces produits restera une expérience unique parce qu’il n’y trouvera pas d’intérêt ou la jugera trop dangereuse ou il la renouvellera parce qu’il y aura pris du plaisir ou un soulagement.
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Est-ce vrai que des gens prennent du cannabis pour se soigner ? dans ce cas quelle maladie peut-on soigner ?
En France le cannabis est interdit même a des fins thérapeutiques.
Il est utilisé dans certains pays pour limiter les nausées et les vomissements dus aux chimiothérapies anti cancéreuses. Pour stimuler l’appétit chez les malades atteints du SIDA. Pour apaiser les contractures musculaires dans certaines maladies neurologiques comme la sclérose en plaques.
Il est autorisé dans l’une ou l’autre de ces indications en Suisse, Australie, Grande Bretagne, Canada, Pays Bas et dans 35 des états américains.
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Y a t’il un lien entre cannabis et cancer ?
L’inhalation de fumées favorise le développement des cancers du poumon et des voies aériennes. Les goudrons contenus dans ces fumées sont responsables de ces tumeurs. Une cigarette de tabac contient environ 12 mg de goudrons, un joint environ 50 mg de goudrons.
Des expérimentations animales montrent que le THC (principe actif du cannabis), modifie certaines cellules du système immunitaire protecteur contre le développement des tumeurs en diminuant leur activité. Des études sont nécessaires pour savoir si ces constatations sont vraies pour l’homme
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